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 Cold. | [ Gregoryyy <3 ]

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Caylith M. McGraph

Caylith M. McGraph

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Date d'inscription : 30/05/2009
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MessageSujet: Cold. | [ Gregoryyy <3 ]   Cold. | [ Gregoryyy <3 ] EmptySam 20 Juin - 2:17

Cold. | [ Gregoryyy <3 ] Btvsbyotherpictures_048 Cold. | [ Gregoryyy <3 ] Pbucket

    cold.
    Gregory x Caylith.


    Je chassais. J’en avais honte, mais je chassais. Le dire comme ca, c’est vraiment bizarre, mais c’est vrai. Ma gorge me brûlait horriblement. J’avais du mal a le supporter, mais les enseignements d’Adriel semblaient avoir plus ou moins marché. Je n’avais – pour le moment – attaqué aucun humain. Je ne me réjouissais pas trop vite ; je savais que je pouvais céder n’importe quand et sauter sur la première personne qui passerait a côté de moi. Je devais faire peur, avec mon air crispé et douloureux, mes yeux bleus à l’air félin qui lançaient – je l’aurai parié – des éclairs meurtriers. Non, vraiment, je ne me comprenais pas. J’observais la marque a mon poignet, elle était encore blanche. Encore une fois, si je marchais en plein soleil, c’était grâce a Adriel. Je crois vraiment que sa présence m’avait aidée. Il avait tellement changé, lui. Je me dis que je le pouvais aussi. Mais c’était si difficile. J’empruntais une ruelle déserte. De toutes façons, c’est pas ce qui manquait, a Napalee. Je soupirais, et la brûlure sembla s’intensifier. Il fallait juste que je rentre chez moi, j’ouvrirai mon réfrigérateur et je tomberai sur une gentille poche de sang. Je ne tuerai personne, je ne culpabiliserai pas, je ne m’insulterai pas de monstre. Je cessais de respirer, l’idée de ne tuer personne me donnant du courage. J’aurais pu courir, personne ne m’aurai vu, je n’aurais pas eu le temps de m’arrêter, et je n’aurais tuer personne. Mais ca m’étais si compliqué de me concentrer sur ma course alors que ma gorge me brûlait, alors que la soif voulait me guider vers le premier humain malchanceux qui tomberai sur moi. Je n’étais pas loin, vraiment pas loin, ma demeure me sembla alors devenir un vrai refuge. Et puis je le vis. Je m’arrêtais net, lui bloquant le chemin. Curieusement il me sourit – je n’avais pas remarqué qu’il venait de lorgner du côté de mon poignet nu – je lui rendis son sourire. Cet humain était si adorable. Il était grand, fin mais musclé, ses yeux étaient bleus, comme les miens, et d’adorable boucles brunes trônaient sur son crâne. Je finis par écarquiller les yeux, et lui il fronça les sourcils. « Eraedan ? » murmurais-je en le fixant. J’avais l’impression de voir un fantôme. Je respirais ; s’il était un fantôme, il n’aurait pas d’odeur. J’espérais qu’il en était un. Mais son odeur me frappa de plein fouet. Ma gorge se remit brûler encore plus fort, encore plus douloureusement. « Vous devez vous tromper de personne, mademoiselle. Moi c’est Kyle. » Non, tais-toi. Stupide humain. Son odeur s’était échappée de sa bouche, je la respirais a nouveau. Etais-je devenue complètement folle ? Comment pouvais-je espérer me contrôler si je continuais a le renifler de cette façon ? Il me sourit d’un air désolé en voyant – je suppose – mon air douloureux. Je sentit mes yeux se voiler, et je soupirais. « Je suis désolée. » chuchotais-je, il me rassura, m’affirmant qu’il n’y avait pas de mal, et il poursuivit son chemin. Lorsqu’il passa à côté de moi, lorsque son épaule frôla la mienne, ma gorge devint un brasier. Je l’attrapais par les épaules et le plaquais contre un mur. Il lâcha une espèce de cri de surprise étouffé. Visiblement, il comprenait l’erreur qu’il avait faite en se fiant a ma marque. J’écartais le col de son tee-shirt et me mis sur la point des pieds tandis que mes crocs se dévoilaient. Tranchants, menaçants, immondes. Ils s’enfoncèrent dans son cou tendre. Et je bus, de longues gorgées, son sang coulait dans ma gorge et apaisait ma brûlure. Je sentais la vie quitter son corps, et je sentis a nouveau mon cœur se briser. Je finis par me demander si j’en avais vraiment un. Une larme roula sur ma joue, je retirais mes crocs de son cou avant de m’éloigner de lui.

    Son corps tomba a terre dans un bruit mat. Je le regardais fixement, mes yeux écarquillés. Il gisait par terre, froid, livide, sans vie. Je l’avais tué. Lui, qui ressemblait tant a Eraedan, mon grand frère, ma première victime, la seule famille qui me restait. Je l’avais tué, et maintenant, trois siècles plus tard, je venais de recommencer. J’avais tué cet humain.. Kyle. Parce que j’étais affamée, c’était une raison, parce que son odeur m’avait attirée, c’en était une autre. Mais sa ressemblance avec Eraedan ne devait pas être étrangère a ce massacre. Et je me détestais. Je l’avais tué deux fois. Moi, Caylith, j’avais tué mon frère, Eraedan. Et trois cent cinquante ans plus tard, je tuais Kyle, humain a la ressemblance frappante. J’étais monstrueuse. Je ne devrai pas être en vie. Pourquoi n’étais-je pas morte ? Je continuais de fixer le cadavre, quand je senti une odeur d’humains. Plusieurs, peut-être 5. Il fallait que je m’en aille. Je déposai un baiser sur son front déjà froid, je m’excusais doucement, et me mis a courir. Ma jupe volait autour de moi, et si j’avais été humaine, je me serais très certainement prit les pieds dedans. Les larmes roulaient silencieusement sur mes joues, comme à chaque fois. Toujours les mêmes questions qui revenaient : Pourquoi je n’étais pas morte ? Pourquoi j’étais un monstre a ce point là ? Pourquoi je tuais ? Toujours ces questions. Toujours. Je m’arrêtais net et finalement, je m’adossais à un mur, et je pleurais pour de bon, je me laissais glisser le long de ce mur. Je mis un bon bout de temps avant de cesser de pleurer. Mais ce n’était pas parce que les larmes avaient stoppé leur course sur mes joues que ma culpabilité s’était tue. Au contraire, je me sentais mal, mon cœur avait beau ne pas battre, il était brisé, j’avais comme un poids qui semblait m’entraîner vers le fond. Oui, j’avais l’impression de couler, doucement mais sûrement. Je finis par me relever, et je me mis a errer. Enfin, j’avais l’impression d’errer, mais je savais pertinemment où me menaient mes pas. Je ne sais même pas pourquoi, d’ailleurs, j’y aillais mais je n’en avais pas vraiment envie. Je savais que j’allais tout droit vers ce vampire que je détestais, celui qui était responsable de mon existence. Pas mon créateur, lui je l’avais tué, mais celui qui m’avait empêché de mettre fin a cette horreur. En trois cent années, je n’avais toujours pas comprit pourquoi il m’avait empêcher de me suicider. Et je le détestait pour ca. Je lui en voulait tant. Si au moins j’avais pu comprendre son geste. Mais je ne le comprenais pas, et je lui en voulais. J’étais un monstre, mais il était tellement plus monstrueux que moi. Tout chez lui appelez a la haine, il était la cause de mon éternité de meurtre et de culpabilité, et moi, j’allais chez lui. Si seulement il m’avait laissée mourir. J’aurai fait quelque chose contre mes principes, mais en fin de compte, ç’aurait été une bonne chose. Je n’arrivais pas a me suicider a cause de mon respect pour la vie, mais mon existence avait causé la mort de tant d’autres personnes. Si je me tuais, j’étais égoïste, si je vivais, j’étais tout aussi égoïste. Je me remis a pleurer sur la route. Je marchais lentement. Et finalement, je m’arrêtais. Qu’est ce que je fichais là ? Vraiment ? Je faisais tout de travers. Je n’étais qu’une idiote. Pourquoi je m’étais précipitée vers lui, alors que je le détestais ? Oui je le détestais, tout ca c’était a cause de lui.

    J’ouvrais la porte de sa… de son.. Je n’arrivais pas vraiment a définir dans quoi il vivait. Il avait aménagé un sous sol. C’était un peu farfelu, en tout cas d’après moi. Bref. Son odeur était partout, et c’était normal, après tout. Je me surpris a l’apprécier, mais bien vite, je me repris, et je m’insultais à nouveau. « Gregory ? » Appelais-je d’une voix sourde. Mais s’il était là, il aurait sûrement déjà fait son apparition devant moi, a me lancer je ne sais quelle moquerie a propos de mes yeux rougis, de mes joues humides, ou de la couleur de la marque a mon poignet. Je l’aurais certainement insulté – j’avais prit cette manie des humains du XXIe siècle – et je serais partie. Il m’aurait blessée, je l’aurais détesté, et tout serait redevenu normal. En tout cas, aussi normal que possible. Je fermais la porte derrière moi. « Gregory ? » Répétais-je « Tu es là ? » Ne pas avoir de réponse me rassura, je soupirais. Qu’est que ce j’aurai bien pu lui dire s’il m’avait demandé ce que je fichais chez lui ? Moi-même je n’en avais aucune idée. J’aurais du partir, et tout de suite, d’ailleurs, je n’aurai même pas du être là. Mais non , comme le monstre idiot que j’étais, je flânais chez lui, et je finis même par m’asseoir sur le canapé, plongée dans mes pensées. Et les larmes me remontèrent aux yeux. Incroyable, j’étais une vraie madeleine. Comme si j’étais chez moi, j’attrapais un oreiller et enfouis mon visage dedans, bizarrement, l’odeur de Gregory m’apaisa un peu. Ce n’était pas l’euphorie, mais au moins, mes yeux n’étaient plus embués de larmes. Je grognais. C’était n’importe quoi. Je me levais et balançais l’oreiller au hasard. Je crois que je cassais quelque chose, en fait non, j’en étais sûre, vu le bruit qui parvint a mes oreilles. Non, vraiment, il fallait que je parte. Je voyais déjà sa mine moqueuse, sa voix sarcastique me lancer une remarque sur mon… non , je ne dirais pas repas, je me l’interdisais. Et pourtant je l’avais pensé. J ‘étais vraiment une créature immonde, pourquoi est-ce que j’existais ? Pourquoi ? Je me jetais presque sur la porte, j’avais recommencé à pleurer, et je ne voulais plus le voir. Est-ce que je l’avais vraiment voulu, d’ailleurs ? Je ne voulais pas me justifier, je ne voulais pas qu’il me blesse a nouveau, je ne voulais pas de ces réactions bestiales que j’aurais lorsque je sentirais la haine se diffuser dans mes veines. Je m’essuyais rageusement les joues, mais rien n’y faisait, je continuais de pleurer. Vraiment, je me faisais honte. Je n’étais même pas capable d’être un vrai monstre ; j’étais un monstre avec des remords. Quel monstre pitoyable je faisais. Je n’avais jamais été une pleurnicharde, en tout cas, pas durant mon humanité, mais depuis que j’étais vampire, je ne faisais que pleurer. Le poids de la culpabilité était sûrement trop lourd pour moi. Quelle erreur de la nature j’étais. Et j’avais décidé. Je ne voulais plus de cette non-vie, je ne voulais plus faire du mal aux humains, et comme je n’arrivais pas a m’en empêcher, il n’y avait qu’une solution qui me venait a l’esprit ; je devais mourir, disparaître de ce monde comme j’aurais du le faire il y a trois cent cinquante ans..


Et je post encore a 2h du mat ptdr
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MessageSujet: Re: Cold. | [ Gregoryyy <3 ]   Cold. | [ Gregoryyy <3 ] EmptySam 27 Juin - 1:29

« Je vous en prie. J'ai une famille. » Je haussais les épaules. Ce n'était franchement pas ça qui allait m'arrêter. Je ne connaissais que trop bien la cruauté des gens – des humains, j'entends -, et ce n'était pas un de leur arguments qui allaient m'empêcher de me nourrir ou avoir des remords. Certes, j'avais parfaitement conscience que tous n'étaient pas ainsi – il fallait être réaliste – mais la majorité d'entre eux n'hésiteraient pas à tuer quelqu'un pour défendre leur intérêts. Ils se cachent tous. Saluer leur voisin, inviter un collègue de travail à boire un verre après le travail, féliciter sa patronne pour sa nouvelle coiffure, … Tous ces gestes sont plus hypocrites que les autres, et ce qui me fait plus rire, c'est que ces petites choses fragiles arrivent encore à s'étonner lorsqu'il découvre l'hypocrisie de l'un des leurs. Je sortais alors mes crocs, et croquais à pleines dents dans son cou. Une fois la totalité de son sang écoulé, je fus rassasié puisqu'il était le second humain dont je me nourrissais ce soir – j'étais d'humeur gourmande. Je me décidais donc à rentrer, mais en prenant le plus long chemin pour m'y rendre. Il n'était que trois heures, et ils me restaient quelques heures avant le lever du soleil, et en prenant ce long détour, je fis un saut aux Deadly sins. Quelques connaissances s'y trouvaient, et je restais bien une heure, voire deux en leur compagnie. Je n'étais pas du genre à avoir énormément d'amis proches – les vampires descendaient des humains, et je ne faisais pas confiance aussi facilement -, mais j'avais pas mal de connaissances, et peu d'ennemis, ce qui me convenait parfaitement. Au moment où je descendais les escaliers qui menaient à mon sous-sol – que j'avais naturellement aménagé, cela évitait d'avoir des fenêtres à camoufler -, j'entendis un grand fracas dans mon appartement – car ce n'était ni plus ni moins que ça. Dans la mesure où je vivais seul, et où je n'avais invité personne dernièrement, la personne qui s'y trouvait n'était pas la bienvenue. J'ouvris la porte brutalement, mais quelque chose m'empêcha de l'ouvrir. Ou plutôt quelqu'un. Il ne me fallut que peu de temps pour la reconnaître. J'hurlais « Caylith ! Qu'est-ce que tu fais chez moi, bon sang ? ». Mon ton n'était en aucun cas agréable, ou taquin, mais je savais qu'elle ne s'en formaliserait pas. Nous ne nous étions jamais entendu – elle n'avait pas supporter que je lui sauve la vie. Les femmes, je vous jure. Vous pouvez me traiter de macho, mais vous ne pouvez pas nier que pour les comprendre, c'était toute une affaire. Que faisait-elle là d'ailleurs ? Et qu'avait-elle pu bien casser ? Il n'y avait quasiment rien chez moi qui puisse se briser ainsi – à en juger par le bruit que j'avais entendu derrière la porte. Oh non. Mon sang ne fit qu'un tour, et je me dirigeais vers l'étagère qui ornait divers objets de valeur variable. « Caylith Micha McGraph... Tu viens de signer ton arrêt de mort. Je vais t'attacher à un poteau, et trouvais un endroit pour te voir brûler à l'abri du soleil. » Non seulement elle entrait – par effraction, techniquement – chez moi comme si nous étions des amis de longue date – bon, techniquement aussi, nous étions des ennemis de longue date , ce qui s'en rapproche d'une certaine manière... -, mais en plus, elle s'était amusée à détruire la seule chose qui pouvait bien avoir une quelconque pour moi ici; une boîte à musique que ma femme passait en boucle à William, notre enfant. Je me baissais pour ramasser les morceaux, espérant que je pourrais le réparer. Mais c'était peine perdue. Je pourrai surement reconstituer la boîte, mais le mécanisme ne fonctionnerait plus. J'allais la tuer. Pour de vrai. Je l'avais pensé à de nombreuses reprises, mais cette fois, c'était la bonne. Elle me pourrissait l'existence. Quelle idée avais-je eu d'aller l'empêcher de s'exposer au soleil ? Dieu qu'elle était humaine. Mes crocs étaient sortis sans que je m'en rende compte, mais cela ne m'étonnait guère. Je me retournais, et deux temps trois mouvement, mes crocs rentrèrent aussi vite qu'ils étaient apparus. Son visage était humide de larmes, et même si je ne la portais pas dans mon coeur, je devais avouer que cela me déplaisait. Bizarre, je sais. Cependant, je n'avais pas l'intention de lui montrer que cela me perturbait. Je poussais un long soupir. « Laisse moi deviner. Ton frère te manque ? » Je levais les yeux au ciel. « C'est dommage. Vraiment. » Je prenais un air faussement désolé et lui montrais la porte. « La sortie, c'est par là. » Sans attendre qu'elle se retourne, je m'attelais à réparer, comme je le pouvais, la précieuse boîte de musique. « Tu n'es qu'un monstre. » J'éclatais d'un rire diabolique, et me tournais vers elle. « Mais toi aussi. Ca nous fait un point commun. » Les larmes continuaient de couler de ses joues, et j'avoue que je commençais à sentir ma carapace se fendre. Au fond, je l'appréciais, cette petite. Elle était une vraie teigne, et avait un sale caractère; mais nos échanges verbaux avaient plutôt tendance à m'amuser. Elle avait un sens de la répartie presque aussi aiguisé que le mien. Ceci dit, elle avait tendance à trop s'apitoyer sur son sort, et cela était vraiment fatiguant. Je voulais bien comprendre que la mort de son frère l'ait profondément affectée, mais tout de même. J'avais perdu mon fils – ce que je considérais comme bien plus difficile à vivre -, et je ne passais pas mon temps à me lamenter sur mon sort, ou à le pleurer. Je vivais avec. J'en souffrais, mais ce n'était pas une raison pour l'exhiber. Elle l'avait tué, d'accord. Mais cela faisait trois cent cinquante ans maintenant, il était temps de passer à autre chose.

Elle ne répondit pas, mais ne bougea pas non plus. J'hésitais. Je mourrais d'envie de la mettre à la porte, mais je n'étais pas cruel à ce point. Enfin... pas ce soir, en tout cas. Je lançais un long soupir, et lui fit signe de s'assoir sur le canapé de cuir rouge qui ornait mon salon. Je fermais la porte – veillant cette fois à ne pas l'éclater contre sa tête - , et venais m'assoir à ses cotés. Je n'allais, certes, pas me transformer en jeune – je n'avais officiellement que trente ans – homme plus que chaleureux, et compatissant, mais je supposais que je pouvais l'écouter. Si vraiment elle insupportait, il suffirait que je me parte dans mes pensées, et l'affaire serait réglée. « Bon. Pourquoi tu es dans cet état ? » Je jetais un rapide coup d'oeil sur l'horloge – style horloge de gare -... J'aurai au moins pu rester encore deux heures dehors, et je n'aurai probablement pas croiser Caylith – puisqu'elle était si près de la porte, c'est qu'elle comptait partir. Du moins, je l'espérais. Je n'avais aucune intention de l'héberger pour la journée. J'enlevais ma veste, et lançais sur le fauteuil qui se trouvait près de la cuisine. Puis, je reportais mon attention sur elle. Elle ne semblait pas décider à parler pour le moment. Je ne la quittais pas des yeux, espérant que de sentir mon regard sur elle allait la pousser à parler. Au lieu de cela, elle soutint mon regard pendant un long moment, et puis, sans que rien ne le laisse présager, elle se jeta en larmes dans mes bras. « Euh. C'est une nouvelle chemise. Je vais aller te chercher un mouchoir. » Je voulais me lever, mais elle se dégagea pas, et au contraire resserra son étreinte. Je soupirais. Cependant, une partie de moi était vraiment touchée de la voir ainsi. Mis à part lorsque je l'avais empêché de prendre un coup de soleil mortel, elle ne s'était jamais montrer faible devant moi. Sauvage, en colère, carogne, sans aucun doute, mais jamais faible. Je prenais un malin à plaisir à balancer sur son frère, et elle partait au quart de tour. Par chance, elle ne savait absolument rien de mon passé – comme la plupart des gens d'ailleurs – et ne pouvait me lancer de pic sur mon fils, ou ma femme. C'était un combat déloyal, certes, mais elle ne m'épargnait pas pour autant si cela pouvait vous rassurer. Mais revenons en à nos moutons. Elle devrait vraiment être au plus mal – étais-je entrain de m'inquiéter ? -, et je décidais de me montrer plus... conciliant. « Caylith. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Mon ton était dur, sérieux, mais contrairement aux fois précédentes, il n'était pas froid. Je m'étonnais même d'y entendre une pointe de compassion.
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Caylith M. McGraph

Caylith M. McGraph

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MessageSujet: Re: Cold. | [ Gregoryyy <3 ]   Cold. | [ Gregoryyy <3 ] EmptyLun 29 Juin - 2:44

    « Caylith ! Qu'est-ce que tu fais chez moi, bon sang ? » Je pleurais, je venais de me recevoir une porte en pleine figure, et là, je me faisais hurler dessus. Je crois que je m’étais rarement sentie aussi mal. Je me frottais le nez, plus par un réflexe humain que par nécessité. Je crois que la porte avait plus souffert que moi, dans cette histoire. Pauvre petite. J’aurais tellement aimé revenir en arrière. J’aurais aimé ne pas venir chez Gregory, j’aurais aimé ne pas tuer cet humain, j’aurai aimé même ne pas le rencontrer. J’aurais aimé ne pas être transformée, j’aurais aimé avoir tué Solomon lorsqu’il en était encore tant. Et l’illusion avait été parfaite avec cet humain. Le portrait craché d’Eraedan. Et a cause d’un simple humain, je m’étais retrouvée 350 ans en arrière, a cause de lui, de ce Kyle, j’étais redevenue la chose fragile et pleurnichante que j’avais été. Le semi-monstre qui avait des regrets. La chose qui n’assumait pas ses horreurs et qui se torturait perpétuellement. « Caylith Mischa McGraph... Tu viens de signer ton arrêt de mort. Je vais t'attacher à un poteau, et trouvais un endroit pour te voir brûler à l'abri du soleil. » Oh, oui. Fais donc cela, je ne t’en empêcherais pas. Je le regardais, ne cachant même pas a quel point j’espérais qu’il fasse cela. Je devinais que ce que j’avais cassé était important pour lui. Je le savais colérique, mais jamais il ne l’avait été au point de m’appeler par mon non complet. Et je m’en voulais, sur le coup. Je avais pas su, en fait, je ne savais pas grand chose sur lui. Mais si j’avais su que c’était important, j’aurais fait attention. Mais je me connaissais, si j’avais su, et que l’on s’était encore envoyé des vacheries en pleine figure, j’aurais été capable de briser cela pour lui faire du mal. J’étais un monstre, après tout. « Désolée pour ça. » Murmurais-je d’une voix a peine audible. En fait, je doutais même qu’il m’ait entendue. Il poussa un long soupire en voyant mon visage. Et moi, je soupirais intérieurement. Pourquoi diable est-ce que j’étais venue ! « Laisse moi deviner. Ton frère te manque ? » Je serrais les dents, et tentais – en vain – de cacher l’air douloureux de mon visage, comme s’il venait de me frapper de plein fouet avec une grosse batte de baseball en argent massif. Je sentis les larmes recommencer a dévaler les pentes de mes joues mais je m’arrêtais. J’avais encore assez de maîtrise et de fierté pour ne pas pleurer a cause de lui. « C'est dommage. Vraiment. » Il avait levé les yeux au ciel, comme si j’étais une idiote. Et je crois que j’en était une, d’avoir pensé a venir le voir lui plutôt que quelqu’un d’autre. Je n’étais certes pas très entourée, mais Adriel aurait déjà été plus agréable que Gregory. « La sortie, c'est par là. » Je le regardais un instant, bouche bée, tandis que des larmes roulaient encore et encore sur mes joues. Mais en fin de compte, de quoi m’étonnais-je ? Sa réaction était la plus prévisible des réactions. Il me détestait, et je le détestais, non ? « Tu n'es qu'un monstre. » finis-je par lâcher entre mes dents. C’était la seule chose qui pu sortir de ma bouche. J’aurai très bien pu le traiter de salaud, après tout on était dans une époque où les femmes le faisaient très bien. Mais le monstre sortit malgré moi ; en fait, il tourbillonnait dans mon esprit depuis plus de 300 ans et il n’en sortait jamais. Comme une voix qui m’insultait tout le temps. Sauf que je le faisais moi-même. Etais-je devenue complètement folle, en plus du reste ? « Mais toi aussi. Ca nous fait un point commun. » Je m’étais remise a pleurer, maintenant. Comme si je ne le savais pas, comme si j’ignorais la chose que j’étais. Je me détestais assez pour savoir pertinemment que j’étais un horrible monstre. Immonde, dégoûtant, horrible, j’étais immonde. Et lui, il en rajoutait. La seule chose qui me permettais de ne pas lui sauter a la gorge, c’était de me dire qu’il était tout aussi monstrueux et immonde que moi. Et je pleurais. Je ne bougeais pas ; je ne sais pas ce qu’il m’a prit. J’étais amorphe, immobile et je pleurais. Une statue qui pleurait du sang, froide, malheureuse et morte, vide.

    Je le regardais, le regard presque totalement vide. Je me sentais tellement épuisée, d’un coup. J’obéis même docilement lorsqu’il me fit signe de m’asseoir sur son canapé. De toutes façons, au point où j’en étais, je ne pouvais plus faire la fière, c’était terminé. Je ne pouvais plus me rebeller, m’insurger ou m’énerver après lui. Lui dire que je n’avais pas besoin de lui, qu’il pouvait aller se faire voir, et qu’il m’énervait au plus au point. A quoi ca rimait maintenant que je m’étais réfugiée chez lui en pleurant ? C’était devenu ridicule, en fin de compte. J’étais totalement ridicule. Une parodie de monstre. « Bon. Pourquoi tu es dans cet état ? » Comment lui dire ? Impossible. Il allait se moquer de moi, encore, et j’allais avoir mal, encore plus, et j’allais m’énerver, encore, et j’allais m’en aller, et j’allais tuer, encore. Et j’allais me détester, encore plus. Je voulais lui dire, je voulais qu’il se moque de moi, et je voulais m’énerver. Je voulais qu’on se dispute et qu’il m’insulte. Et je voulais qu’il me tue. Puisque j’étais un monstre lâche qui n’en avait pas le courage. Mais j’étais tellement anéantie, je n’ouvris même pas la bouche. Je le fixais. En fait, je sentis mon menton trembler, mes yeux s’embuèrent de larmes. Un voile rouge se forma devant mes yeux et je me jetais dans les bras de Gregory, comme s’ils étaient mon dernier refuge . Je sanglotais. Heureusement, quand je pleurais, je ne faisais pas ces bruits si gênant que faisaient les humains, j’avais juste des soubresauts insupportables. « Euh. C'est une nouvelle chemise. Je vais aller te chercher un mouchoir. » J’étais tellement épuisée que je ne fis même pas attention a ce qu’il me disais. J’ignorais l’ironie cinglante, son ton, sa façon de se moquer de moi. Je m’accrochais désespérément à lui quand il essaya de se lever. Je lui avait même lancé un regard suppliant. Heureusement qu’il ne l’avait pas remarqué, je serais morte de honte sur le champs. Et je resserrais mon étreinte autour de lui. Non, non. Ne pars pas. Je t’en prie. Déteste moi, moque toi de moi, blesse moi, mais ne pars pas. Pas maintenant. S’il te plaît. Reste. Même si c’est pour me faire du mal, même si c’est pour passer tes nerfs sur moi, ne me laisse pas seule. « Caylith. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Une grosse vague de désespoir s’était abattue sur moi. Fourbe, douloureuse, tortueuse et mauvaise. « Je..Je l’ai tué. » Finis-je par murmurer en bégayant, chaque syllabe entrecoupée d’un sanglot. « Je l’ai encore tué. » chuchotais-je de la même manière en enfouissant mon visage dans le cou de Gregory, m’accrochant encore plus à lui. Je ne me comprenais pas. N’étais-je pas censé le haïr du plus profond de mon âme ? N’étions-nous pas ennemis ? Il ne devait rien comprendre non plus. Et dans un sens, tant mieux. Est-ce qu’il prenait un malin plaisir a me voir comme ca ? Nulle doute que j’allais le regretter, et que j’allais entendre parler de mon moment de faiblesse pendant les trois cent années a venir. Encore faudrait-il que je vive aussi longtemps. Mais qu’elle idée j’avais eu de craquer devant Gregory ? J’étais stupide. Cette situation était stupide. Pourquoi je ne me supprimais pas ? ! Purement et simplement, un suicide en bonne et due forme. Une belle exposition au soleil. Je soupirais et m’éloignais de lui, presque a regret. Du revers de la main, j’essuyais mes joues, l’air vide. Je me sentais vide. J’étais si monstrueuse. J’essuyais tout le sang de mes mains sont mon tee-shirt. De toutes façon, il empestait déjà le sang séché d’Eraedan. Enfin non, de Kyle. Je soupirais. « Je.. Je vais m’en aller. » Déclarais-je, la voix cassée, tandis que je me lever du canapé. Je me tournais vers lui avant. « Je suis .. Désolée pour.. Enfin.. Je voulais pas. Enfin. Tu vois. » Je baissais la tête et soupirais. J’ouvris la bouche, comme pour dire quelque chose, mais en fait je la refermais sans rien dire et lui tournais le dos avant d’aller vers la porte.
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MessageSujet: Re: Cold. | [ Gregoryyy <3 ]   Cold. | [ Gregoryyy <3 ] EmptyJeu 2 Juil - 1:56

« Je... je l'ai tué. Je l'ai encore tué. »J'étais un monstre. J'étais un monstre cruel et vil, elle avait parfaitement raison. Je ne l'ai pas montré, parce que je sais que cela ne se fait pas. Mais j'ai éclaté de rire. Je me suis vu éclater de rire, dans mes pensées. Elle avait tué son frère encore une fois. D'un autre coté, elle devait passer son temps à le tuer. Dans sa tête, j'entends. La connaissant, elle devait passer son temps à ressasser cet événement à chaque fois qu'elle se nourrissait. Dieu qu'elle était bête ! Il était parfaitement inutile de se torturer ainsi. Cela ne changerait absolument rien à ce qu'elle avait fait, et ne lui permettrait absolument pas de se sentir mieux. Au contraire, ainsi, elle se détruisait, et rien ne m'agaçait plus que les gens qui refusaient de s'en sortir. Ils s'apitoyaient sur leur sort, et au lieu de faire de leur mieux pour réapprendre à vivre, ils s'accoutumaient à la souffrance, la recherchaient comme une drogue et venaient s'en plaindre. Moi, au moins, je ne me plaignais pas. J'allais régulièrement sur la tombe de mon fils – toutes les semaines – et sur celle de ma femme – tous les mois -, mais je ne m'amusais pas à me demander laquelle de mes victimes lui ressemblait le plus, et laquelle aurait pu engendrer mon fils. Je ne passais aucunement mon temps à chercher dans des albums photos, ou des magasines quel enfant ressemblait à William. Certes, ce n'était pas exactement ce que faisait Caylith par rapport à son sang, mais cela relevait du même niveau. Cependant, je ne savais pourquoi, je ne me sentais pas le coeur de le lui dire. Elle avait l'air parfaitement démolie. J'avais beau être méchant, je ne restais pas toujours insensible, et là, c'était l'un de ses moments. Je ne savais pas pourquoi, c'était étrange. Mais je n'arrivais pas à rester insensible aux sentiments de Caylith. Lorsqu'elle était triste, j'avais du mal à être méchant avec elle, sans comprendre pourquoi. D'habitude, c'était tout l'inverse. Je me délectais de la tristesse des gens en l'exploitant. Je lisais en eux la moindre faille, et m'en servais jusqu'au bout. Ainsi, j'obtenais quasiment tout ce que je voulais. Je ne m'en servais que rarement avec les humains. Je n'étais pas de ces vampires qui considéraient les humains comme de la nourriture. Ce n'était pas ce qu'ils étaient. Les humains ne sont ni plus ni moins que de la nourriture, et je ne voyais même pas l'intérêt qu'avaient certains à jouer avec. Je pouvais comprendre que la torture soit très agréable pour celui qui la pratique, mais pourquoi perdre son temps avec des humains ? Ce sont des créatures si fragiles... Les vampires étaient bien plus intéressants à ce niveau-là. Certes, les rares fois où je m'étais adonné à ce loisir, j'avais pris soin de me débarrasser des corps. Je ne tenais pas à ce que Gabriel Graham, le shérif vampire de la ville, s'occupe de mon cas, et m'empêche de v ivre ma vie comme je l'entendais. « Tu ne peux pas l'avoir tuer encore, Caylith. Réfléchis deux minutes. » Bon, ce n'était peut-être pas le moment de faire ressortir mon coté pragmatique pour le coup. D'un autre coté, j'avais raison, et je n'entendais pas m'empêcher de dire ce que je pensais – et qui pour le coup, était bien loin d'être faux – sous prétexte que cela pouvait heurter ces sentiments. « Je comprends que cela te perturbe mais... » Je n'eus pas le temps d'ajouter quoique ce soit, puisque la belle blonde – c'était bien la seule qualité qu'on pouvait lui accorder à mon goût – me coupa la parole. « Je... je vais m'en aller. » Bien. Je me retins de pousser un soupir de soulagement. Je ne me sentais vraiment pas d'humeur pour faire semblant de m'inquiéter, ni pour l'écouter gémir pendant des heures sur son « si triste sort ». Un sourire se dessina sur mon visage, mais je le fis disparaître aussi rapidement qu'il était venu, et je ne pense pas qu'elle ait eu le temps de le remarquer. Cependant, j'avançais tout de même vers elle, comme pour l'empêcher de partir. Parfois, j'avais l'impression que mon corps était en total opposition avec mon esprit. A vrai dire, je crois que je savais pourquoi j'agissais ainsi. Caylith avait le don – ou le malheur, si je devais avouer le fond de ma pensée – de faire ressortir l'homme que j'étais avant de voir mon fils mourir, ou plus exactement être torturé, puis tué devant mes propres yeux.

« Tu es sur de ne pas vouloir rester ? » Bon sang. Pourquoi ces paroles sortaient-elles de ma bouche ? Ce n'était pas du tout ce que je voulais, moi. Je doutais que ce soit ce qu'elle désire également. Nous nous vouions une haine sans égal depuis le jour où j'avais refusé de la laisser se suicider au soleil. D'après la façon dont elle se comportait, j'avais pu deviner qu'elle venait tout juste de se transformer, et j'avais cru – car, cela me paraissait être la chose la plus naturelle au monde – qu'après avoir vécu dans cette condition quelques temps, elle apprendrait à l'apprécier, et se rendrait compte de notre supériorité face aux humains. Mais ça n'avait pas été le cas. Ou, peut-être avait-elle eu des éclairs de génie lorsqu'elle n'était pas à Napalee – puisque notre rencontre avait été purement fortuite ( je ne voyageais que rarement). « Ce n'est pas parce que tu es une des personnes que je peux le moins supporter que je ne sais pas écouter. » Ah. Enfin. Une part de vérité qui sortait de ma bouche, il était temps. Je lui jetais un regard plus que froid lorsque celle-ci s'excusa pour la boîte à musique. Des excuses ne suffiraient pas. Rien ne suffirait. Même si elle avait été quelqu'un que j'avais aimé plus que tout, je ne pourrai jamais lui pardonner une telle chose. Cette boîte était tout ce qu'il me restait de ce que j'avais été, de l'homme attentionné, généreux et bon. Il ne restait désormais, à cause de Caylith, plus rien de cet homme.
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Caylith M. McGraph

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MessageSujet: Re: Cold. | [ Gregoryyy <3 ]   Cold. | [ Gregoryyy <3 ] EmptySam 4 Juil - 2:58

    « Tu ne peux pas l'avoir tué encore, Caylith. Réfléchis deux minutes. » Bien sûr, je ne pouvais pas. Comme je m’en étais douté ; il n’avait pas comprit, pas comprit du tout, même. Comment aurait-il pu, de toutes façons ? Je ne cherchais pas a voir Eraedan dans toutes mes victimes, bien au contraire. C’était vraiment trop difficile. Une vraie torture. J’aurai bien pu délibérément vouloir me faire du mal moi-même que je ne l’aurais pas cherché ; ç’aurait été atrocement douloureux, insupportable. J’essayais au contraire de ne surtout pas penser a lui. Mais c’était si dur. Ma seule famille. Mon grand-frère. Mon modèle. Mais aussi mon rival, et surtout ma première victime. Il représentait tellement de choses pour moi, en plus de celles que j’avais déjà énoncées, il avait été au centre de ma vie, la personne la plus importante pour moi. Les liens du sang, si forts, je les avais brisés si facilement. Je me souvenais encore et toujours de tout ce que nous avions vécu. Des images, des flashs, des sons, ou des histoires qu’on m’avait raconté ; Moi a 6 ans qui pleurait parce que j’étais tombée, et lui, le jeune adolescent de 12 ans accourant pour me prendre dans ses bras et pour me consoler. Ou moi à 15 ans, lui présentant un jeune prétendant, et lui et sa réaction. « T’approches pas de ma sœur, crapeau. » ou quelque chose dans le genre. Peut-être l’insulte était différente. J’avais de mal a me les rappeler, celles du XIXe siècle étaient tellement différentes. Plus violentes, plus vulgaires. Elles avaient pris le pas sur celles que je ne disais même pas lorsque j’étais humaine. Moi qui avait pensé que, peut-être, j’aurais vu le monde évoluer vers quelque chose de mieux, du plus beau, de plus agréable. Au contraire, le monde était devenu pire, presque.. laid. Encore quelque chose de terriblement décevant. Tout m’avait déçue dans cet éternité. Enfin non, pas tout. William ne m’avait jamais déçue. William était toujours resté étonnant, bon, doux, et tolérant. Mon cher ange, que son âme repose en paix. L’avais-je damné rien que par mon amour ? Je crois que je l’aimerai toute mon éternité. En tout les cas, je n’arriverai jamais à l’oublier. Mais ce n’est pas non plus comme si j’en avais l’envie. Il était le seul humain au monde qui avait réussit a me faire sentir moins monstrueuse, il avait réussit a faire taire cet espèce d’animal, ce démon, qui se terrais au fond de moi. Je ne voudrais jamais oublié ces magnifiques années que j’avais passées a ses côtés, même si j’avais un pincement au cœur chaque fois que j’y repensais. Ces magnifiques années sans morts, sans souffrance. J’aurais tant préféré me ruer dans les bras de William en pleurant, plutôt que dans ceux de Gregory. J’aurais tant voulu entendre William me murmurer des mots doux a l’oreille, l’entendre dire les mots exactes pour me consoler, qu’il empêche mes larmes de couler par le simple fait de me parler.. « Je comprends que cela te perturbe mais... » Je lui avait coupé la parole. Sans vraiment le faire exprès en fait., ou alors, je l’avais voulu, mais inconsciemment. J’étais un peu trop désorientée, je faisais un peu n’importe quoi et je ne suivais pas tout. Je crois que j’avais vraiment reçu un choc. En même temps, je n’avais pas envie de l’entendre me pondre un sermon ; qu’il se taise. De toutes façons, cette situation était absurde et totalement idiote. J’étais venue chez lui alors que je savais parfaitement qu’il ne pouvait rien faire pour me consoler. Qu’il n’effacerai ni ma peine, ni mes remords. Je savais parfaitement que ca ne pouvait pas être mon frère que je venais de tuer, mais le résultat était le même. J’avais encore tué. J’avais tué un humain qui ressemblait a mon frère. J’avais a nouveau tué mon frère. Ma logique n’était pas implacable, je le savais, mais voilà comme je ressentais cette situation. Ce qui me tuais a petit feu. J’avais recommencé, tout simplement. Est-ce qu’Adriel allait me détester pour ca ? Au fond, ca ne ferait qu’une personne de plus. Même s’il était important pour moi. Et puis, en même temps, je me détestait déjà tellement. C’était impossible me déteste plus que je ne le faisais moi-même. J’avais a peine fait attention au fait que Gregory se soit levé. Peut-être voulait-il m’ouvrir la porte, histoire d’être absolument sur et certain que je partais pour de vrai.. ? Pour s’assurer que je sois dehors, refermer la porte et la fermer a clef avant de se barricader pour que je revienne pas. Ca ne m’aurait pas étonné – pas du tout, en fait – , venant de lui, de toutes façons. J’aurais même imaginé qu’il me pousse dehors a coup de pied, tellement il était méchant et mal élevé. Et s’il n’avait pas habité dans un sous-sol, il m’aurait sûrement jetée par la fenêtre. Ou jetée dans l’ascenseur. Il aurait même pu m’enterrer vivante en dessous de son canapé. Tout ca, ca ne m’aurait pas étonnée.

    Pas autant que « Tu es sure de ne pas vouloir rester ? », en tout cas. Je le regardais un moment, sourcils froncés. Euh, … hein ? ! Pendant un moment – plutôt long – je le dévisageais, histoire de savoir si c’était bien Gregory. Bon, il avait la même taille, la même corpulence, le même visage, les mêmes cheveux, les mêmes yeux, la même bouche, et la même voix… Mais c’était pas Gregory. Ca ne pouvait pas être possible. Ca ne pouvait pas être lui. Il aurait pris un coup sur la tête ? C’était pourtant moi qui venait de me prendre une pauvre porte en pleine figue, non ? Soit les aliens existaient et l’un d’eux avaient remplacé le Gregory que je connaissais – j’ai faillit penser « mon gregory », beurk, vraiment – soit il était possédé par un fantôme, ou par un démon encore plus démoniaque que lui-même l’était. Ou alors, mon cerveau me faisait imaginer des choses. Il était mort après tout, peut-être qu’il en était devenu défaillant.. Bref, je crois que j’étais encore plus choquée qu’il me demande de rester plutôt que du fait que je venais de tuer mon frère, ou son sosie. J’avais presque faillit oublier ce que j’avais fait, a tel point j’étais étonnée. Et c’était pas rien. Bref, je restais silencieuse, les sourcils froncés. En fait, ce qui m’avait le plus étonnée, c’est que.. Ca m’avait fait.. Comment dire ? J’en perdais mon latin tant c’était bizarre. Mais cette simple question m’avait presque fait plaisir. Vraiment, c’était bizarre. Que ce soit sa réaction à lui, ou ma réaction a moi, c’était vraiment trop bizarre. Surprenant, étonnant, et tout les synonymes que vous pouvez trouver au mot « bizarre ». Mais bon. Je devais avouer qu’un Gregory gentil c’était agréable, quand même. Il devrait être comme ca tout le temps, je crois qu’a force, je pourrais finir par ne pas le détester. Toujours est-il que j’étais a deux doigts de lui répondre que j’étais d’accord quand cet abruti me lâcha une phrase .. a la con. « Ce n'est pas parce que tu es une des personnes que je peux le moins supporter que je ne sais pas écouter. » je soupirais. Espèce d’abruti, tu viens de tout gâcher. Je refermais la porte – parce que oui, je l’avais ouverte – et retournais m’asseoir sur le canapé. Je croisais dignement les jambes et lui fit un éblouissant sourire, qui en réalité était un énorme sourire sarcastique. Ce qui devait se voir a des kilomètres. J’avais hésité ; j’aurais pu m’en aller rapidement – voire en courant – mais par simple esprit de contrariété, j’étais restée. Voilà, je redevenais moi-même. Enfin, un peu. J’avais encore très mal, trop mal. Comme si on avait versé du sel sur mes plaies ouvertes. Et je savais d’expérience – du temps où j’étais humaine – que ca faisait un mal de chien. Il avait rit sur le coup ce vampire, mais quand sa tête avait fini au bout de l’épée d’Eraedan, il avait cessé de rire, pour toujours, d’ailleurs. En y repensant, j’en perdis mon sourire. A quoi bon, en fin de compte ? Faire semblant de sourire, aucune importance. Mais je pouvais quand même reprendre mes quelques vieilles habitudes. « Je suis navrée que tu me supportes aussi peu. » lâchais-je avec ton compatissant. Il avait l’air faux, parce qu’il l’était. Je l’avais bien sûr fait exprès. Ma carapace se reconstruisait petit à petit, et je me cachais derrière une espèce de froideur, cela me faisait du bien. « En fait, non, pour te dire la vérité, ca me fait plaisir, vraiment. » C’était absolument faux. Ca ne me faisait pas plaisir du tout, au contraire. Il m’avait blessée. Ca m’avait même fait de la peine qu’il me le dise comme ca. Comme si je n’étais rien du tout, juste un démon de plus qu’il aurait croisé. Et ca avait l’air vrai, en plus ; ce n’était pas comme s’il m’avait dit ca histoire de me balancer une nouvelle vacherie dans la figure. Comme dirait un humain ; c’était le cri du cœur. Mais hors de question de le montrer ce que ca me faisait; lui faire voir a quel point j’étais affectée pour Eraedan passait encore, mais lui montrer que ce qu’il pensait de moi pouvait avoir un quelconque impact sur moi.., c’était hors de question. J’aurais préférée être foudroyée par le tout puissant sur le champs. « Peut-être aurais-tu du y penser un peu plus tôt. » avais-je craché sans le vouloir, avec un ton de reproche. Je n’avais même pas pris la peine de cacher mon amertume. Mais ç’avait été tellement plus fort que moi, ca s’était formé dans un coin de ma tête et ca avait passé le barrage de mes lèvres. « Enfin, quand je dis plus tôt.. Plus de trois siècles, quand même. » Si au début, il n’avait pas comprit de quoi je parlais, il devait avoir fait le rapprochement, a présent. Je pris mes aises dans son canapé – son ridicule canapé, horrible, soit dit en passant – m’installant bien au fond, croisant des bras sur ma poitrine, pour signifier que je n’avais pas la moindre intention de m’en aller, maintenant. En tout cas par pour le moment. Je finis par reprendre. « Puisque tu me l’a si gentiment proposé.. » Un large sourire se dessina sur mon visage. Voilà, je revenais. Je sentais ce masque, protecteur, reprendre sa place pour cacher tout mon mal être et ma détresse ; ma faiblesse surtout. Je n’aurais jamais du me montrer sous ce jour. Je n’aurais jamais du lui montrer que j’étais vulnérable. C’était affligeant. Je ne voulais pas de sa pitié. « .. Je crois que je vais rester un petit peu. » Terminais-je. Aah, cela me faisait du bien d’être comme cela. Il allait sûrement me détester encore plus qu’avant, mais c’était tellement plus facile a supporter que sa pitié. Ou sa fausse pitié, même. Tellement plus facile, moins douloureux, moins étrange. Un rictus apparu sur mes lèvres. « Alors, Gregory. Tu veux faire la causette ? »
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MessageSujet: Re: Cold. | [ Gregoryyy <3 ]   Cold. | [ Gregoryyy <3 ] EmptyMar 7 Juil - 13:54

« Je suis navrée que tu me supportes aussi peu. En fait, non, pour te dire la vérité, ça me fait plaisir, vraiment. » Mon coeur s'emplit de joie, et je ne sus déterminer si c'était parce que le fait qu'elle se montre de nouveau désagréable au possible montrait qu'elle allait mieux, ou simplement parce que cela voulait dire que j'allais pouvoir lui dire ce que je pensais sans scrupule. Il y avait sans doute une part des deux. En présence de Caylith – je ne savais pourquoi -, il m'arrivait de retrouver une infime partie de l'homme que j'avais été quand j'étais humain. Je n'avais jamais été, rassurez-vous, le genre d'humain à se plier en quatre pour quelqu'un qu'il connaissait à peine. Bien au contraire; je ne m'inquiétais réellement que des gens que je considérais comme des amis, ou pour qui j'avais un minimum d'affection. Rares étaient les personnes pour qui je faisais des pieds, et des mains. Ceci dit, quand je le faisais, je le faisais bien. Je n'avais jamais été le genre de garçon à s'attacher facilement, et ce, sans raison particulière. Du moins, pas à ma connaissance. Mais cela m'avait épargnée bien des désagréments. Je ne m'étonnais donc pas de m'être attacher à personne – et j'insiste sur le mot « personne » - depuis que j'étais devenu vampire. La liste des personnes que j'avais pu fréquenter devait être affreusement longue, mais je me lassais rapidement des fréquentations que j'avais. Il s'agissait toujours de loyauté, de trahison, ou de je ne sais quoi dans leur têtes, et cela avait le don de m'agacer au plus haut point. D'ailleurs, mademoiselle McGraph était bien la seule « fréquentation » constante depuis trois siècles. Constante était cependant un grand mot. Je l'avais sauvé – nous y reviendrons – d'une mort certaine, et je ne l'avais vu que deux ou trois fois au cours des trois cent dernières années, mais depuis qu'elle avait choisi d'habiter à Napalee – lieu où je vivais depuis toujours -, je la croisais plusieurs fois par semaine – et cela m'insupportait au plus haut au point. Pour quelle raison s'entêtait-elle à venir me provoquer ? Certes, nos joutes verbales n'étaient pas désagréables – un bon moyen de se défouler si vous voulez mon avis. Mais j'avais mieux à faire, et je considérais nos rencontres comme une perte de temps. Et surtout pourquoi était-elle venue pleurer chez moi ? Tout d'abord, elle avait du se renseigner sur mon adresse; puisque peu de gens la connaissait. Ensuite, nous n'avions rien en commun, et n'avions jamais partagé plus que des insultes. Certes, je lui avais sauvé la vie, mais elle avait plus passé son temps à le reprocher plutôt que de s'en montrer reconnaissante. Encore un de ses défauts. Oh. Ne faites pas cette tête; je ne vous en ferai pas la liste exhaustive. Je n'envoie pas l'intérêt, et cela serait tellement long que vous ne liriez pas tout. Une perte de temps donc, comme tout ce qui est lié à Caylith; je vous l'accorde. Je haussais les épaules à ses paroles, et ne prenais pas plus d'une seconde pour lui répondre. « Si tu te contentes de si peu, je ne crains que ta vie soit encore plus ennuyeuse qu'elle ne semblait l'être. » Enfin. Hallelujah. Enfin, peu importe le terme démoniaque qui y correspondait. Je n'avais aucun scrupule à lui dire ce que je pensais, et je n'avais même plus à faire semblant. Certes, je devais l'avouer – ou tout du moins me l'avouer -, la voir en larmes ainsi m'avait perturbé, et pas uniquement à cause de ma chemise – bien que je regrettais de n'avoir eu le temps de la porter qu'une fois. Elle m'ignora, comme à son habitude. A vrai dire, je ne suis même pas sure qu'elle ait pu remarquer qu'elle n'était pas le centre du monde, et que ma bouche s'était ouverte, et avait émis des sons. Vous pouvez dire que je dépeins un tel portrait car je ne le supporte pas. Que nenni. Je sais reconnaître ces qualités... Par exemple, elle est... belle. Et, aussi... eh bien, en fait, elle se contente d'être belle. « Peut-être aurais-tu dû y penser un peu plus tôt. » Oh, mais j'y avais pensé. Mais ma bouche avait décidé de n'en faire qu'à sa tête, et de lui proposer de discuter au lieu de m'écouter et de la mettre à la porte. Que cela pouvait être désagréable lorsque notre corps ne respectait pas les ordres que lui donner notre cerveau. « Enfin quand je dis plus tôt, plus de trois siècles quand même. » Je levais les yeux au ciel. Elle n'allait pas recommencer ? Pas encore ? Tout de même. J'avais eu le malheur de l'empêcher de suicider au soleil – pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas, le soleil, pour nous – vampires – c'est pas génial. Et depuis, à chaque fois que l'on se voyait, il fallait qu'elle en reparle. Ceci dit, elle ne semblait pas à se rendre compte qu'elle avait eu maintes occasions d'en finir, et qu'elle ne l'avait pas fait. Je n'étais pas souvent à ses cotés, et pourtant, elle était toujours là. C'était nécessairement qu'au fond, elle m'était reconnaissante de l'avoir sauvée. Même si elle était trop têtue et fière pour se l'avouer.

« Bon. Tu comptes remettre ça sur le tapis combien de fois encore ? Parce que je te promets que je me ferai un plaisir de t'aider à mettre en place ton suicide. » Et dieu que j'étais sincère. Enfin, diable que je l'étais. Et j'aurai, évidemment, pris une vidéo pour pouvoir la diffuser sur Youtube. Voyez, malgré mon âge, et l'époque à laquelle j'appartenais, je me suis très bien adapté. A vrai dire, je suis plutôt au taquet sur tout ce qui est nouvelles technologies, et particulièrement les ordinateurs, et internet. C'était quelque chose dont j'avais été l'instigateur – ne faisons pas de fausses modesties -, et je n'en étais pas peu fier. J'avais du, certes, travailler avec des humains pour cela, mais c'était une période de ma vie que je ne regrettais pas. Je m'étais de toute façon fait une petite orgie sanguinaire dès que la découverte avait été reconnue par le centre de rechercher. Un véritable délice. « Puisque tu me l'as si gentiment proposé, je crois que je vais rester un petit peu. » J'haussais les épaules, et retournais m'assoir à ses cotés. Si elle comptait sur moi pour lui montrer à quel point je souhaitais qu'elle parte, elle se trompait. Au contraire. Je ne savais que trop bien que si je donnais l'impression d'être heureux de rester, c'était ceci qui la ferait partir, je n'étais pas bête. Sans aucune ironie dans la voix – tout dans la tête, je vous dis -, je répondis « Oh. J'espérais que tu dirais ça... Je me sens un peu seul ces temps-ci. » Je m'asseyais à ses cotés, m'approchant d'elle. « Alors, Gregory, tu veux faire la causette ? » J'acquiesçais d'un signe de tête, l'air sérieux. J'allais m'amuser, et le jeu de l'arroseur arrosé allait se retourner en ma faveur. J'allais lui compter mes « problèmes » - inventés de toute pièce, évidemment, et ne lui épargnerait aucun soit-disant détails. « Je suis content que tu me le proposes... Je ne me sens pas très bien ces temps-ci... Je suppose que tu connais Summer ? Elle est... distante avec moi. Pourtant, je la traite bien, tu sais. Mais... tu crois qu'elle est avec Adriel ? Je te demande ça à toi, parce que je sais que tu le fréquentes de temps à autre... » Je laissais échapper un long soupir... « Et, je... je suis fatigué de nos disputes constantes. On devrait essayer de s'entendre, aller boire un verre de temps en temps... Se faire un humain, ou deux... Enfin. Je pourrai aussi t'expliquer pourquoi il ne faut pas culpabiliser... ou je, je t'empêcherai de manger des humains... » Je lui lançais un faux sourire compatissant. Je ne sais pas si elle allait entrer dans mon jeu, mais en tout cas, je m'amusais. « Tu sais... ce n'est pas tous les jours faciles de ne pas chercher à s'attacher... » J'attrapais doucement sa main, et prenais un air de chien battu.
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